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Carole MONTILLET revient pour Axecibles sur sa formidable aventure du Rallye des Gazelles

Le 04 avril 2013

Carole MONTILLET revient pour Axecibles sur cette formidable aventure qu'est le Rallye des Gazelles.

La championne de ski raconte pour Axecibles ce 23ème Rallye des Gazelles qui s’est soldé par un incident technique. Carole et sa Coéquipière, Julie VERDAGUER, vainqueurs du rallye en 2012, ont alors écopé de 200 points de pénalité. Elles terminent, malgré tout, 10ème sur 150 équipages grâce aux points cumulés et à l’avance prise sur les autres concurrentes.

 

« On a joué la gagne jusqu’au bout ! »

Le Rallye des Gazelles a pris fin ce week-end à Essaouïra. L’occasion pour Carole MONTILLET de retour sur le territoire français de revenir sur l’aventure qu’elle a vécue : la course, l’incident technique, la caravane médicale mais surtout la solidarité inaltérable qui persiste dans ce rallye.

« Ma première pensée a été de me dire que les gens allaient être déçus, confie la championne de ski, Make-A-Wish notamment. Nous étions en tête pour gagner les 15 000 € pour l’association ».

En effet, en optant pour un véhicule Isuzu, Carole MONTILLET a relevé le challenge du constructeur qui permettait de faire gagner la somme de 15 000 € pour l’association de son choix. Elle s’est alors associée à Make-A-Wish France qui réalise les vœux d’enfants malades.

« Mais il ne faut pas être déçu, poursuit-elle, car on a joué la gagne jusqu’au bout ! On nous attendait au tournant (rires), et cette année on voulait montrer qu’on peut très bien gagner ce rallye avec une voiture de série. Comme on a joué la première place jusqu’au bout, l’opération était parfaite. »

Et l’équipage Axecibles était bien positionné tout au long de la course ! « On a utilisé le terrain, on n’est pas allé n’importe où, on a adapté le chemin à la voiture, on en a pris soin. On a fait des erreurs, certes, mais je pense que les premières en ont fait aussi et à chaque fois on a su se remobiliser. »

 

L’incident technique

Les deux derniers jours de course sont une étape marathon où les concurrentes ne rentrent pas au bivouac et où elles n’ont pas le droit à l’assistance mécanique.

« Le premier matin de l’étape la voiture a heurté une petite dune, raconte Carole, ce qui a fortement endommagé le radiateur. On a pu tenir un jour et demi en y mettant de l’eau régulièrement, mais la voiture chauffait beaucoup trop. »

Alors qu’il leur restait 40 kilomètres jusqu’à la ligne d’arrivée, les deux championnes ont hésité entre continuer la course et risquer de casser le moteur ou faire appel à l’assistance mécanique. «  Je me suis dit que ça ne valait pas le coup de casser le moteur de la voiture, concède Carole, c’est quand même des gros frais. »

Heureusement, Mélanie SUCHET, ancienne coéquipière de Carole en équipe de France, et Catherine HOULES ont spontanément proposé de les tracter jusqu’à la ligne d’arrivée. « C’était fabuleux, développe Carole. Ça a été un moment magique car les filles se sont sacrifiées pour nous. Mais on risquait de casser leur voiture et de leur faire perdre du temps. On a alors pris la décision d’appeler l’assistance mécanique ce qui nous a fait perdre 200 points. »

200 points de pénalité qui ont relégué Carole et Julie à la 10ème place du classement seulement, et ce grâce aux nombreux points cumulés dès le début de la course.

 

La philosophie du rallye respectée

Etiquetées dès leur arrivée comme « les femmes à abattre », Carole et Julie ne se sont pas laissées désarçonner.

« Ce n’était pas évident, confie Carole, car il y avait en face dix voitures Volkswagen et des duos faits pour la gagne. Heureusement ce sont des filles d’expérience et qui respectent les idées du rallye. Il y a eu une rivalité hyper saine entre nous ! »

Et les concurrentes de Carole ont respecté la philosophie du rallye. « J’ai trouvé extraordinaire que malgré la pression qu’elles avaient, le discours qu’on leur avait tenu et les obligations qu’elles avaient, elles aient respecté l’idéologie du rallye : c'est-à-dire la solidarité et l’entraide. Il n’y a jamais eu de scission entre Isuzu et Volkswagen. On était toutes dans la même galère. Il y avait beaucoup de respect et d’admiration mutuels. »

Si ça avait été autrement, Carole MONTILLET l’affirme ; elle n’y serait pas retournée !

 

La caravane médicale

Depuis 2005 une caravane médicale suit le rallye afin d’apporter aux populations les plus reculées et les plus démunies des soins et du matériel médical. Cette année encore la caravane a sauvé des vies et soigné bon nombre de marocains.

« Ils ont aidé une femme à accoucher et heureusement qu’ils étaient là sinon l’enfant n’aurait pas survécu », rapporte Carole.

Les médecins de la caravane ont également sauvé la vie d’un vieil homme. « C’est une chose qui m’a bouleversée, confie-t-elle. Ce monsieur qui tous les ans attend la caravane médicale pour faire son check-up avait les jambes noires quand la caravane est arrivée dans son village : ils ont détecté une gangrène. Les médecins ont dû l’amputer et lui ont alors offert un fauteuil roulant. Si le rallye passait à 4-5 jours près il mourrait, s’exclame-t-elle. Heureusement que grâce au rallye la caravane médicale peut exister et sauver des vies. »

 

Repartir de plus belle

Malgré la défaite, le bilan reste positif pour Carole qui est prête à repartir l’année prochaine.

« On est pas tristes, déclare-t-elle, on ne peut pas gagner à tous les coups. C’est une course extrêmement difficile et ça nous donne l’envie d’y retourner l’année prochaine ! »

Et la détermination de Carole reste inébranlable : « Je n’ai qu’un désir, c’est de me battre à nouveau pour gagner les 15 000 € pour Make-A-Wish », conclut la championne.

 

23e édition du Rallye des Gazelles
Du 16 au 30 mars